Blog de Braizy4 ! Ma part de subjectivité sur ce petit monde rempli d'humain
Présentation
:
Le blog de Braizy4
:
08/12/2007
:
Pour la liberté d'expression, je veux que chacun puisse exprimer ses réactions vis-à-vis de l'actualité, que chacun puisse faire parler de ce dont il a envie. Alors je le fais !
Je vois ce blog comme un lieu d'expression. Bien sûr pour moi, puisque c'est moi qui écrit les articles. Mais aussi pour vous qui me lisez, n'oubliez pas que vous pouvez réagir grâce aux
commentaires. Toutes les réactions sont les bienvenues, n'hésitez pas à vous exprimer même - surtout - pour me contredire !
Nadine Morano montre dans une vidéo sur Youtube son grand intérêt pour le débat d'Eric Besson et montre, s'il le fallait, le caractère ambigüe voire raciste de ce débat. Et c'est pour cela
qu'il ne faut pas y participer et refuser ce débat qui à l'heure de la construction européenne et de l'ouverture sur les autres pays me semble complètement réactionnaire.
Je suis retombé par hasard sur le sujet du bac de philo des séries S de l'année dernière. Et il m'a semblé particulièrement intéressant. Il s'agit d'un texte de Tocqueville(un
ancien élève de mon lycée, soit dit en passant) qui explique qu'il faut "faire régler les affaires particulières d'un canton par les hommes qui l'habitent". Ça ne vous rappelle rien
? Et bien oui, c'est un peu la démocratie participative avant l'heure, bravo Tocqueville !
Série S : Un extrait de « De la démocratie en Amérique » de TOCQUEVILLE
Les affaires générales d'un pays n'occupent que les principaux citoyens. Ceux-là ne se rassemblent que de loin en loin dans les mêmes lieux ; et, comme il arrive souvent qu'ensuite ils se
perdent de vue, il ne s'établit pas entre eux de liens durables. Mais quand il s'agit de faire régler les affaires particulières d'un canton par les hommes qui l'habitent, les mêmes individus
sont toujours en contact, et ils sont en quelque sorte forcés de se connaître et de se complaire.
On tire difficilement un homme de lui-même pour l'intéresser à la destinée de tout l'Etat, parce qu'il comprend mal l'influence que la destinée de l'Etat peut exercer sur son sort. Mais faut-il
faire passer un chemin au bout de son domaine, il verra d'un premier coup d'oeil qu'il se rencontre un rapport entre cette petite affaire publique et ses plus grandes affaires privées, et il
découvrira, sans qu'on le lui montre, le lien trait qui unit ici l'intérêt particulier et l'intérêt général.
C'est donc en chargeant les citoyens de l'administration des petites affaires, bien plus qu'en leur livrant le gouvernement des grandes, qu'on les intéresse au bien public et qu'on leur fait voir
le besoin qu'ils ont sans cesse les uns des autres pour le produire.
On peut, par une action d'éclat, captiver tout à coup la faveur d'un peuple ; mais pour gagner l'amour et le respect de la population qui vous entoure, il faut une longue succession de
petits services rendus, de bons offices obscurs, une habitude constante de bienveillance et une réputation bien établie de désintéressement. Les libertés locales, qui font qu'un grand nombre de
citoyens mettent du prix à l'affection de leurs voisins et de leurs proches, ramènent donc sans cesse les hommes les uns vers les autres, en dépit des instincts qui les séparent, et les forcent à
s'entraider.
Après un petit passage seul, Mike a retrouvé son
groupe pour sortir un nouvel album : La grande évasion. Une petite nouveauté à signaler : la voix de Cécile Hercule qui accompagne Mickey, loin d'être désagréable.
J'ai naturellement une préférence pour Playmobil, une chanson qui racontre l'histoire d'un enfant petit et mal-aimé qui rêve de devenir président pour "mettre les gens dans des
charters". Depuis la sortie de l'album Mickaël Furnon se défend d'avoir écrit une chanson sur notre président : « Je parle d’un enfant qui est, petit, nerveux, énervant et
qui veut devenir président. Après chacun y verra ce qu’il veut. Je ne suis pas dans la prise de position. ». Mais bien sûr !
Code rouge, c'est le nom d'un groupe de rap Belge que j'ai découvert sur la télé libre avec leur chanson "2008". En général, le rap, c'est pas vraiment mon truc alors quand j'en trouve un
bien (MAP, Bhale Bacce Crew etc...) il faut le dire.
Quel drôle d'idée, à 16 ans, les jeunes, on le sait bien, sont manipulables, ils ne s'intéressent pas à la politique et ilsvotent comme leurs parents !
Effectivement, le droit de vote à 16 ans, il fallait oser, parce que ce n'est pas
un sujet facile et pourtant l'Union Nationale Lycéenne l'a fait. Par la voix d'Antoine Evennou, elle a lancé ce matin sa campagne de rentrée avec parmi de nombreuses revendications - comme
le service public d'orientation ou la création d'un véritable statut lycéen - une nouvelle revendication qui a attiré les médias : le droit de vote à 16 ans.
L'idée vient d'une réflexion simple : en tant que principale syndicat lycéen, l'UNL a vu que les jeunes de 16 à 18 ans, c'est à dire les lycéens pour la plupart, sont capables de créer des
syndicats, de les gérer ou d'organiser des manifestations et pourtant, leurs revendications ne sont pas suivi par un passage dans un isoloir, rien ne permet dans le cadre des
institutions politiques de s'investir quand on a 16 ou 17 ans alors que pour beaucoup, c'est l'âge où l'on commence à s'y intéresser.
Bien sûr, certaines villes ont mis au point des petites rustines qui, loin d'être inintéressantes, sont largement insuffisantes. S'engager dans un comité de quartier ouvert à partir de 16
ans, comme à Metz ou dans un conseil municipale des jeunes, c'est bien, mais à force, on commence un peu à avoir l'impression qu'on nous réserve une "sous-démocratie", une démocratie
pour enfant, un jouet pour nous occuper en attendant.
Alors il y a effectivement ceux qui diront qu'un jeune ne s'intéresse pas à la politique. Ce à quoi je répondrai que c'est à mon avis plutôt l'inverse : la politique ne s'intéresse pas aux
jeunes. Ainsi permettre aux jeunes de 16 ans de voter et de peser dans la balance électorale forcera l'ensemble des partis politiques à s'interroger sur les problèmes de cette classe
d'âge.
Il y en a d'autres - en fait, c'est souvent les mêmes - qui me diront que les jeunes sont manipulés par leurs parents, leurs copains voire pire encore leurs profs. Alors là, je me permettrais
d'emprunter la réponse du Secrétaire Général de l'UNL : En 1945, beaucoup disaient que les femmes étaient manipulées par leur mari. Ceci pour dire qu'un jeune a aussi un cerveau et
qu'il sait faire la part des choses. Evidemment, les parents donnent à leurs enfants des valeurs qui influencent sans doute leur choix, mais il en serait de même à 20 ans ou à 35. On
n'oublie pas les valeurs de nos parents dès qu'on devient majeur.
Ceci pour dire, mais c'est évident, que je soutiens pleinement les propos d'Antoine Evennou et qu'en tant que responsable de l'UNL-57, je mènerai avec plaisir cette campagne de rentrée dont les
autres thèmes sont tout aussi intéressants mais j'y reviendrai sans doute plus tard, sur ce blog ou celui de l'UNL-Moselle
dont je suis aussi l'auteur (ce qui explique la faible activité de celui-ci ces derniers temps).