Le ministre a déclaré hier qu'il voulait instaurer entre autre une "brigade mobile d'intervention dans les lycées" ainsi que le droit pour un professeur, un surveillant ou un proviseur
de fouiller les élèves.
Nous pensons simplement que si l'instituteur ne remplace pas le curée, ce qui est sûr c'est que
le policier ne remplacera JAMAIS l'instituteur. De plus, un jeune encadré, écouté, auquel on
donne toutes les chances de réussir, ne commet pas d'agression. Ce qu'il faut ce n'est pas un policier, ce sont des postes de professeurs, de conseillers d'orientation, d'infirmières scolaires, de
gens qui écoutent les jeunes qui ne font pas que le réprimer. Aujourd'hui, nous avons le sentiment d'être considéré comme des suspects, des coupables potentiels, pourtant les jeunes violents ne
sont qu'une infime minorité.
Alors que le ministre ne cesse de nous répéter qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses de l'Education Nationale,
il trouve miraculeusement les moyens de mettre en place sa politique
sécuritaire. Nous nous devons de lui demander de mettre fin à la casse du service publique de l'éducation et d'
organiser l'écriture d'une réforme des lycées qui permettrait réellement
d'améliorer les conditions d'études et de vie au sein des établissements au lieu de perdre son temps et
notre argent dans des mesures comme celles-ci.