Lundi 7 septembre 2009
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Par Braizy4
Quel drôle d'idée, à 16 ans, les jeunes, on le sait bien, sont manipulables, ils ne s'intéressent pas à la politique et ils votent comme leurs parents !
Effectivement, le droit de vote à 16 ans, il fallait oser, parce que ce n'est pas
un sujet facile et pourtant l'Union Nationale Lycéenne l'a fait. Par la voix d'Antoine Evennou, elle a lancé ce matin sa campagne de rentrée avec parmi de nombreuses revendications - comme
le service public d'orientation ou la création d'un véritable statut lycéen - une nouvelle revendication qui a attiré les médias : le droit de vote à 16 ans.
L'idée vient d'une réflexion simple : en tant que principale syndicat lycéen, l'UNL a vu que les jeunes de 16 à 18 ans, c'est à dire les lycéens pour la plupart, sont capables de créer des syndicats, de les gérer ou d'organiser des manifestations et pourtant, leurs revendications ne sont pas suivi par un passage dans un isoloir, rien ne permet dans le cadre des institutions politiques de s'investir quand on a 16 ou 17 ans alors que pour beaucoup, c'est l'âge où l'on commence à s'y intéresser.
Bien sûr, certaines villes ont mis au point des petites rustines qui, loin d'être inintéressantes, sont largement insuffisantes. S'engager dans un comité de quartier ouvert à partir de 16 ans, comme à Metz ou dans un conseil municipale des jeunes, c'est bien, mais à force, on commence un peu à avoir l'impression qu'on nous réserve une "sous-démocratie", une démocratie pour enfant, un jouet pour nous occuper en attendant.
Alors il y a effectivement ceux qui diront qu'un jeune ne s'intéresse pas à la politique. Ce à quoi je répondrai que c'est à mon avis plutôt l'inverse : la politique ne s'intéresse pas aux jeunes. Ainsi permettre aux jeunes de 16 ans de voter et de peser dans la balance électorale forcera l'ensemble des partis politiques à s'interroger sur les problèmes de cette classe d'âge.
Il y en a d'autres - en fait, c'est souvent les mêmes - qui me diront que les jeunes sont manipulés par leurs parents, leurs copains voire pire encore leurs profs. Alors là, je me permettrais d'emprunter la réponse du Secrétaire Général de l'UNL : En 1945, beaucoup disaient que les femmes étaient manipulées par leur mari. Ceci pour dire qu'un jeune a aussi un cerveau et qu'il sait faire la part des choses. Evidemment, les parents donnent à leurs enfants des valeurs qui influencent sans doute leur choix, mais il en serait de même à 20 ans ou à 35. On n'oublie pas les valeurs de nos parents dès qu'on devient majeur.
Ceci pour dire, mais c'est évident, que je soutiens pleinement les propos d'Antoine Evennou et qu'en tant que responsable de l'UNL-57, je mènerai avec plaisir cette campagne de rentrée dont les autres thèmes sont tout aussi intéressants mais j'y reviendrai sans doute plus tard, sur ce blog ou celui de l'UNL-Moselle dont je suis aussi l'auteur (ce qui explique la faible activité de celui-ci ces derniers temps).
Effectivement, le droit de vote à 16 ans, il fallait oser, parce que ce n'est pas
un sujet facile et pourtant l'Union Nationale Lycéenne l'a fait. Par la voix d'Antoine Evennou, elle a lancé ce matin sa campagne de rentrée avec parmi de nombreuses revendications - comme
le service public d'orientation ou la création d'un véritable statut lycéen - une nouvelle revendication qui a attiré les médias : le droit de vote à 16 ans.L'idée vient d'une réflexion simple : en tant que principale syndicat lycéen, l'UNL a vu que les jeunes de 16 à 18 ans, c'est à dire les lycéens pour la plupart, sont capables de créer des syndicats, de les gérer ou d'organiser des manifestations et pourtant, leurs revendications ne sont pas suivi par un passage dans un isoloir, rien ne permet dans le cadre des institutions politiques de s'investir quand on a 16 ou 17 ans alors que pour beaucoup, c'est l'âge où l'on commence à s'y intéresser.
Bien sûr, certaines villes ont mis au point des petites rustines qui, loin d'être inintéressantes, sont largement insuffisantes. S'engager dans un comité de quartier ouvert à partir de 16 ans, comme à Metz ou dans un conseil municipale des jeunes, c'est bien, mais à force, on commence un peu à avoir l'impression qu'on nous réserve une "sous-démocratie", une démocratie pour enfant, un jouet pour nous occuper en attendant.
Alors il y a effectivement ceux qui diront qu'un jeune ne s'intéresse pas à la politique. Ce à quoi je répondrai que c'est à mon avis plutôt l'inverse : la politique ne s'intéresse pas aux jeunes. Ainsi permettre aux jeunes de 16 ans de voter et de peser dans la balance électorale forcera l'ensemble des partis politiques à s'interroger sur les problèmes de cette classe d'âge.
Il y en a d'autres - en fait, c'est souvent les mêmes - qui me diront que les jeunes sont manipulés par leurs parents, leurs copains voire pire encore leurs profs. Alors là, je me permettrais d'emprunter la réponse du Secrétaire Général de l'UNL : En 1945, beaucoup disaient que les femmes étaient manipulées par leur mari. Ceci pour dire qu'un jeune a aussi un cerveau et qu'il sait faire la part des choses. Evidemment, les parents donnent à leurs enfants des valeurs qui influencent sans doute leur choix, mais il en serait de même à 20 ans ou à 35. On n'oublie pas les valeurs de nos parents dès qu'on devient majeur.
Ceci pour dire, mais c'est évident, que je soutiens pleinement les propos d'Antoine Evennou et qu'en tant que responsable de l'UNL-57, je mènerai avec plaisir cette campagne de rentrée dont les autres thèmes sont tout aussi intéressants mais j'y reviendrai sans doute plus tard, sur ce blog ou celui de l'UNL-Moselle dont je suis aussi l'auteur (ce qui explique la faible activité de celui-ci ces derniers temps).
Le dépouillement des élections
lycéennes du conseil supérieur de l'éducation ont eu lieu il y a quelques jours et l'UNL marque une victoire très importantes : les trois listes présentées par l'UNL ont été élues.